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 Xénophobie et ECOPOP, un fond de commerce malsain !

mercredi 12 novembre 2014

1970, Lorsque tout a commencé
L’histoire débute en 1970 avec l’initiative Schwartzenbach du nom de
son auteur, cette dernière voulait renvoyer un nombre défini d’étrangers
dans leurs pays d’origine. Cependant, ce ne sera pas la dernière
initiative de ce genre.
Toute une cascade d’initiatives à caractère xénophobes, voire racistes
vont lui succéder.
A l’époque, l’UDC qui était le plus petit parti représenté au Conseil
Fédéral, fit de la surpopulation étrangère son fonds de commerce et
connu un vif succès auprès de l’électorat. Au fil des ans, l’UDC devint le
premier parti politique de Suisse.
Pendant toutes ces années, les autres formations politiques de droite
présentes à Berne, n’ont pas compris le danger de la politique
xénophobe. Au contraire, ils n’ont fait que de s’adapter à la nouvelle
donne impulsée par les nationalistes.

1992, Marque une rupture
Avec le refus de justesse devant le peuple suisse de l’espace
économique européen en 1992.
La Suisse, qui jusque-là avait une économie qui s’était bien adaptée aux
changements imposés par l’agrandissement de L’Europe, va connaitre
un grand ralentissement économique pendant la plus grande partie des
années 90 ceci, avec un plus fort taux de chômage qu’aujourd’hui. De
cette situation, il a été très difficile d’en sortir.

Un changement de cap avec les accords bilatéraux négocié avec
l’Europe

Avec la fin des années 90, l’économie suisse à repris une croissance
réjouissante.
Cette croissance positive est due aux accords bilatéraux négociés avec
nos partenaires européens.
Cette situation économique favorable est due à l’activisme de nos
autorités avec la négociation de bons accords sauf, en ce qui concerne :
la libre circulation, où des principes de sauvegarde auraient dus être dû
mieux défendus surtout, en ce qui concerne le contrôle des conditions
salariales ces dernières, n’ont pas donné toutes les garanties surtout, en
ce qui concerne les salaires.
Écrit par Th. Cortat à Delémont, le 30 octobre 2014Depuis ce temps-là, les entreprises ont dû embaucher massivement si
bien, qu’il a fallut recourir aux travailleurs migrants pour répondre à la
demande.
Mais, avec un taux de chômage incompressible et une pression sur les
salaires, cela fit naître un grand mécontentement chez les salariés de
notre pays.
De ce fait, les vrais responsables, sont ceux qui offrent des conditions de
travail dégradées.

2008, Nouveaux soubresauts avec la crise de subprimes
Avec la crise des subprimes qui ont eu lieu en 2008. Les économies de
la zone européenne, ont connus des difficultés et des plans d’austérités
n’ont rien arrangé au bien-être des populations de notre continent qui se
péjoraient.
Pendant ce temps là, l’économie de notre pays connu une situation
moins difficile, ce qui permis à l’immigration de continuer.
Alors, que les initiatives nationalistes concernant les étrangers
continuèrent de plus belles, dans le sens de davantage de restrictions
comme : renvois forcés d’étrangers du pays, restrictions sur les
conditions de l’asile politique, accession plus difficile à la nationalité
suisse pour les étrangers, etc...

ECOPOP ne doit pas réussir en votation populaire
Le 9 février 2014 avec la réussite de justesse de l’initiative « stop à
l’immigration de masse » devant le peuple suisse, le pire est à venir.
Avec ECOPOP, le délire de la xénophobie se montre en pleine lumière,
celle-ci veut : limiter l’immigration à 0,2% par an sur la moyenne des trois
dernières années, ce qui pénalisera notre économie.
Des fonds à hauteur de 10% destiné à l’aide au développement seront
affectés à la planification familiale volontaire, c’est-à-dire à la
contraception, ne serait-ce pas là une mesure eugénique ? Chose que
l’on croyait disparue.
Tout ça, pour dire que l’initiative ECOPOP, se mettrait en contravention
avec le droit international. N’a-t-on pas assez de difficultés avec les
autres pays ? On pourrait croire que non.
L’initiative ECOPOP mise au vote le 30 novembre est un danger pour la
démocratie et la santé de notre économie.
Quand la situation devient difficile, certaines personnes sont tentées par
les dérives nationalistes.
Quand les choses deviennent pénibles, on cherche des coupables.
2Dès lors, les minorités deviennent les boucs émissaires désignées des
nationalistes et des racistes qui propagent la haine la plus crue sans
aucune retenue.
Il est irréaliste et inhumain d’interdire à une personne d’avoir une vie
meilleure en choisissant d’émigrer dans un autre pays. Dénigrer le
travailleur étranger, c’est se tromper de cible.
Le texte présenté par les auteurs d’ECOPOP menace la paix et la
cohésion sociale qui ont fait le succès de notre pays.
C’est pour toutes ces raisons qu’il faut dire non à cette initiative le 30
novembre prochain, pour que la Suisse ne devienne pas plus Eco-
totalitaire à chaque jour qui passe.

Thierry Cortat
Secrétaire de CS°POP
Et militant syndical Unia
Rte de Porrentruy 19
2800 Delémont
Tél. 032/422.62.57

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